Carême 2020 : notre lettre de liaison n°18
joie

Samedi de la deuxième semaine de Carême

Chers amis,

Avez-vous pensé à jeûner... pour quelqu'un ? Souvent, on est plus généreux pour les autres que pour soi-même. Bien sûr, nous nous portons les uns les autres, mais ne manquons pas de jeûner à telle ou telle intention. La situation actuelle de notre pays, si particulière, est bien sûr dans tous les esprits. Prions et jeûnons pour ceux qui nous gouvernent et pour nos évêques, amenés à prendre des décisions si graves ! La prière et le jeûne prennent une toute autre couleur lorsqu'ils sont orientés. L'offrande donne un sens nouveau à toute action, même la plus douloureuse.
Nous apprendrons au Ciel tout ce que nous devons à la prière et à l'offrande de tant de personnes, qui dans le silence du cloître, de l'hôpital, de la prison, du bureau, ... expérimentent une réelle et mystérieuse fécondité.

P. Pierre AMAR

Des saints en pénitence

Voici une histoire dédiée à la dizaine de prêtres qui participent à notre aventure commune.
Le curé d’Ars (saint Jean-Marie Vianney) disait à un prêtre qui se lamentait de la tiédeur de ses paroissiens et de la stérilité de son zèle : « Avez-vous prêché ? Avez-vous prié ? Avez-vous jeûné ? Avez-vous dormi sur des planches ? Tant que vous n’avez pas fait cela, vous n’avez pas le droit de vous plaindre » (extrait de "Spiritual Theology" du père Jordan Aumann, Londres, Sheed et Ward. 1993, p. 172).

La Parole du jour

« Regarde ta famille, Seigneur ; et fais que notre esprit, affiné par la maîtrise de nos sens, resplendisse à tes yeux du désir de te trouver » (Missel romain, oraison du temps de Carême).

Entre nous

Le samedi soir, le jeûne peut-il être rompu ? Cette question semble véritablement cruciale pour quelques uns d'entre vous ! Dans cet esprit, j'ai récemment contacté un monastère qui m'a bien confirmé que les moines jeûnaient le samedi soir, comme d'habitude !

Par ailleurs, si vous désirez réécouter l'historique du Carême, rendez-vous sur ce podcast proposé par le site Padreblog. Découvrez enfin ce témoignage de l'une d'entre nous qui avoue : « Le moment le plus dur ? Ne pas prendre le goûter / apéro après une journée de boulot où l'on s'est bien dépensé ! Le fruit principal semble être du côté du coeur, qui est beaucoup plus disposé à prier, se "connecte" plus vite au Seigneur (comme si on passait en mode 4G !). L'esprit, moins préoccupé par les questions de nourriture, semble se tourner plus facilement vers la prière » (S, 23 ans).