Carême 2020 : notre lettre de liaison n°20
IMG_0644

Lundi de la 3ème semaine de Carême

Chers amis,

Nous entrons dans la troisième semaine de notre Carême ; le temps passe tellement vite et déjà l'aurore de Pâques semble bien plus proche ! Cependant, notre pays vite une période un peu déconcertante ; l'atmosphère est lourde pour beaucoup. Voici ce qu'aimait à dire un grand prédicateur de Carême, le père Henri Lacordaire (1802-1861) : « De demain je ne sais rien, si ce n'est que la Providence se lèvera plus tôt que le soleil ».
Confions nos soucis, nos angoisses et nos peurs à Marie, reine de France, espérance des malades !

P. Pierre AMAR

Des saints en pénitence

Voici ce que raconte, en 1905, la mère abbesse des religieuses Clarisses de Nazareth, chez qui le Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916) passa plusieurs années : « Charles de Foucauld mena à Nazareth une vie plus angélique qu'humaine, toute contemplative, restant auprès du Saint-Sacrement depuis le matin jusqu'au soir, à part les quelques instants de son pauvre repas. Après un certain temps il accepta, avec son morceau de pain, quelques figues ou amandes et nous nous en réjouissions pensant que ces fruits adoucissaient un peu la rigueur de son jeûne perpétuel, mais on s'aperçut plus tard qu'il tenait ces fruits en réserve dans une boîte et les distribuait aux enfants et aux pauvres à qui il donnait parfois son pauvre repas lorsqu'il pensait n'être pas vu » (extrait de « Charles de Foucauld à Nazareth, 1897 – 1900 », p. 67).

La Parole du jour

« Tu es la source de toute bonté, Seigneur, et toute miséricorde vient de toi. Tu nous as dit comment guérir du péché, par le jeûne, la prière et le partage. Écoute l'aveu de notre faiblesse : nous avons conscience de nos fautes, patiemment, relève- nous avec amour » (oraison du 3ème dimanche de Carême).

Entre nous

Voici deux témoignages pour ce jour. C'est toujours une joie de les recevoir ; restons bien en communion !

« Je pense à tous les prêtres actuellement obligés de ne pas célébrer les messes [en public]. Pour la première fois, on réalise notre chance d'avoir des messes et, tout à coup, on est attristé de savoir que nous pourrions ne pas en avoir. (...) Hier soir, nous avons eu la joie d'une veillée d'adoration et dans notre cœur nous pensons tous à Pâques qui soudainement ne paraît plus si loin. Au delà du jeûne avec le groupe, on s'oriente vers une sacrée traversée du désert. Mais le Seigneur n'est-il pas, de ce fait, un peu plus invité dans nos maisons ? Bon courage et merci pour ce groupe » (C., 44 ans).

« J'expérimente le jeûne cette année et pour la première fois de cette façon. Je pensais au départ que ce serait insurmontable ayant un travail physique, plus l'accomplissement des travaux de la maison, ne me laissant de répit parfois qu'à partir de 23h. Mais, en réalité, le Seigneur m'en donne la force et je suis heureux de m'apercevoir des fruits du jeûne : patience, douceur, comme une plus grande lucidité. Merci Seigneur » (L., 32 ans).