Carême 2020 : notre lettre de liaison n°22
Newsolo

Mercredi de la 3ème semaine de Carême

Chers amis,

Nous approchons de la mi-Carême : nous avons presque parcouru la moitié de notre chemin vers Pâques. Ne trouvez-vous pas que nous avons désormais trois bonnes raisons de vivre ce jeûne ? L'humilité qu'il réclame de nous est d'abord salutaire. Puisqu'il y a si peu de personnes à voir et que nous entrons tous un peu en solitude, nous jeûnons sous le seul regard de Dieu : « ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra » (Matthieu 6, 4). Il y a également une certaine commodité : le jeûne, en ces temps de file aux magasins, c'est une certaine sobriété vécue ensemble, moins d'inquiétudes à avoir, une relative pauvreté qui est finalement très pratique. Moins d'alimentation, voilà au moins l'exercice de Carême le plus compatible avec le confinement ! Enfin, la fécondité spirituelle de notre jeûne n'est plus à démontrer.
Humilité + commodité + fécondité : voilà une belle recette pour un bon Carême !

P. Pierre AMAR

Des saints en pénitence

Voici ce qu'on apprend de la vie de saint Padre Pio (1887-1968) :
« La vie au noviciat, du temps du jeune novice Pio de Pietrelcina, était rude. La nourriture était la première des privations pour ces jeunes aspirants à la sainteté : la nourriture était peu abondante, voire maigre. Et c'est aussi pour cette raison que le noviciat reste dans le souvenir des anciens comme un lieu d'une austérité et d'une rigueur incroyables. La faim tenaillait ces jeunes gens qui chez eux étaient habitués à une nourriture peut-être simple mais abondante. On se levait toujours de table sans avoir rassasié sa faim ; c'était un véritable supplice pour ces corps robustes » (Extrait de « Padre Pio le stigmatisé », Yves Chiron, p. 44).

La Parole du jour

« Le jeûne rigoureux est une pénitence très agréable à Dieu. Mais, les uns comme les autres, nous nous sommes tous relâchés. Il n'y a pas d'inconvénient, au contraire, si ton directeur l'approuve, à ce que tu jeûnes fréquemment.
Quels peuvent être les motifs de la pénitence ? Expiation, réparation, demande, action de grâces, moyens pour aller de l'avant..., pour toi, pour moi, pour les autres, pour ta famille, pour ton pays, pour l'Eglise... Et mille autres motifs » (saint Josémaria Escriva, extrait de « Chemin », n° 231 & 232).

Entre nous

Voici deux nouveaux témoignages :

« Et oui quel Carême ! Jamais il n'aura autant rimé avec désert (...) Merci encore pour votre accompagnement quotidien. Bonne traversée du désert...
Le Christ est vainqueur ! » (N., 44 ans).

« Aujourd'hui nous sommes aux alentours de la mi-Carême, un Carême d'exception ! Je maintiens le jeûne, auquel s'ajoutent des épreuves inédites : inquiétude, confinement avec les enfants, ralentissement généralisé. Mais c'est aussi l'occasion de méditer sur bien des choses, de prier plus intensément. Et de se secouer un peu : combien de temps encore allons-nous ignorer les signes qui nous appellent à la conversion ? Alors le jeûne a tout son sens, la prière aussi, et le partage est plus que jamais vital, même s'il doit prendre de nouvelles formes. Mon effort actuel est de garder ma bienveillance, y compris envers les citadins qui affluent dans mon petit village isolé ! » (C., 36 ans).