Carême 2020 : notre lettre de liaison n°15
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Mercredi de la deuxième semaine de Carême

Chers amis,

Mystérieuse expérience que nous vivons tous par ce jeûne : la découverte qu'il y a tant de superflu dans nos vies ! Le reste de l'année, nous avalons un tas de choses, sans trop prêter attention à ce qui franchit le seuil de notre palais.... et voilà que ce jeûne nous interroge, nous réveille, nous fait redécouvrir que l'essentiel n'est pas dans nos frigidaires ! Finalement - mais n'hésitez pas à nous dire si vous n'êtes pas du même avis - la faim ne se fait pas trop sentir : vous ne trouvez pas ? La gourmandise, un peu plus, certainement, et tant mieux ! C'est le sens de cette pénitence que nous essayons de vivre, dans l'esprit de la préface de Carême, citée plus bas.

P. Pierre AMAR

Des saints en pénitence

Voici ce que dit saint Ignace de Loyola, dans ses fameux exercices spirituels : « Il convient d’abord de remarquer que le retranchement du superflu, en matière de nourriture, n'est pas pénitence, mais bien tempérance. Il n'y a pénitence que lorsqu'on retranche quelque chose de ce que l'on pourrait prendre convenablement ; et dans ce sens, plus nous parvenons à retrancher, plus la pénitence est grande et louable, pourvu qu'elle n'aille pas jusqu'à ruiner les forces et qu'elle n'altère pas la santé » (Extrait des Exercices spirituels, n° 83).

La Parole du jour

« Tu accueilles nos pénitences comme une offrande à ta gloire ; car nos privations, tout en abaissant notre orgueil, nous invitent à imiter ta miséricorde et à partager avec ceux qui ont faim » (Missel romain, 3ème préface du Carême).

Entre nous

« Merci pour ce message quotidien qui nous rejoint toujours exactement où nous sommes, où je suis ! C’est étonnant cette expérience totalement collective aussi dans les réflexions et les combats. J’ai l’impression que nous traversons le même désert, la même plénitude. Nous sommes dans le même bateau, pas seulement au sens figuré mais littéral ! » (L, 49 ans).