Carême 2020 : notre lettre de liaison n°32
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Samedi de la 4ème semaine de Carême

Chers amis,

Qu'elle était poignante cette bénédiction « Urbi et Orbi » du pape François hier soir ! Des images historiques, bouleversantes, en direct de Rome : le pape François, seul, devant cette immense place Saint-Pierre vide, parlait au monde. Il était un père pour tous, debout dans la tempête, encourageant, bénissant et consolant chacun, priant pour tous. Quel magnifique moment, douloureux et fortifiant à la fois ! Si vous l'avez manqué, allez le voir ici.
Nous venons également d'apprendre que l'effort de Carême que nous n'avons pas choisi (je veux parler du confinement...) allait durer 15 jours de plus. Courage !
P. Pierre AMAR

Des saints en pénitence

Déjà évoquée dans de précédentes newsletters, la vie du bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916) est une source inépuisable de pénitences en tous genres (du moins après sa conversion !) :

« Port d’Alger, septembre 1901. Sur le quai, frère Charles, l’air fort emprunté, butte contre quelques grosses caisses qui rassemblent ses trésors. Quand il s’agit de son Seigneur, frère Charles est méticuleux, il serait même prodigue si sa bourse le lui permettait. Que s’est-il donc réservé pour lui-même ? Une simple corde, une immense corde de cinquante mètres. Frère Charles a calculé qu’il lui fallait cette longueur pour atteindre l’eau des puits les plus profonds du désert. Ne vivant que de pain et d’eau, il compte résoudre de la sorte l’ennuyeux problème de sa ration journalière d’eau. Pour ce qui est de sa boule de pain, il verra : quelques dattes la remplaceront peut-être » (extrait de « Charles de Foucauld » par Georges Gorrée, éditions du chalet, 1957).

La Parole du jour

« Accueille nos offrandes avec bienveillance, Seigneur ; et si nos volontés se rebellent, ramène-les vers toi » (prière sur les offrandes de la messe de ce jour).

Entre nous

Voici une réaction à de précédents témoignages ; notre communauté devient un vraie site de partage de recettes spirituelles entre jeûneurs !

« En réponse aux témoignages, voici mes trucs :
1. Quand on est tenté de rompre le jeûne parce qu’on a faim ou envie de ce qu’il y a devant nous. C’est l’exercice n°1 du Carême de prouver à Dieu, par des gestes qui coûtent, qu’on le préfère à tout ! Donc une petite prière rapide pour le lui dire : « mon Dieu je vous aime et vous désire tellement plus que ceci... (désigner la chose) »
2. Quand on doit expliquer aux autres que l’on jeûne, alors qu’on voudrait rester discret. Je n’ai évidemment pas de conseil pour rester humble ! Toutefois, dans ce cas, je souris et je mets en avant la joie que me procure le fait de montrer au Seigneur que je le préfère à tout. En deuxième ressort, je jeûne… de jeûne ! C’est-à-dire que je renonce (aussi) à ce que mon jeûne soit parfait et je me contente, quand c’est inévitable, de modération, par exemple une cuillère de chaque plat et pas de dessert (qui n'est jamais obligatoire !) » (A., 47 ans).