Carême 2020 : notre lettre de liaison n°8
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Mercredi de la 1ère semaine de Carême

Bonjour à tous !

Nous le savons bien : le cœur de l'homme est une grosse boîte à désirs. Des bons, certes, mais aussi des moins bons. Le Carême est un temps de remise en cause de tous ces désirs. Un ménage intérieur en quelque sorte, alors que l'hiver touche à sa fin! Ce ménage de printemps ne fait pas que nettoyer les choses. Il crée aussi de l'espace. En acceptant de ranger mes désirs, de repérer si je suis ligoté avec telle ou telle chose, je fais de la place au plus profond de mon existence. Moins centré sur moi-même, je vais logiquement être plus attentif à l'extérieur. L'avez vous remarqué ? Avec ce jeûne, nous devenons plus disponibles à l'Autre, Dieu lui-même, mais aussi aux autres, ceux qui vivent tout autour de nous, à commencer par les plus pauvres et les plus délaissés qui avaient peut-être été un peu oubliés.
La privation nous permet de vivre en hommes libres tandis que la prière nous élève vers Dieu. Reste le partage, la 3ème pilier du Carême, qui nous permet de vivre en frères : nous en reparlerons très prochainement.

P. Pierre AMAR

Un peu d'histoire

Avec l’augmentation des dispenses et la multiplication des exceptions, le jeûne du Carême fut de moins en moins pratiqué à partir du XVIIIème siècle. Voici ce que disait Dom Guéranger, le célèbre père abbé de Solesmes, au milieu du XIXème siècle : « Un siècle s’est écoulé depuis le solennel avertissement du Pontife Benoît XIV [du 30 mai 1741] et le relâchement qu’il eût voulu ralentir est toujours allé croissant. Combien compte-t-on dans nos cités de chrétiens strictement fidèles à l’observance du Carême, en la forme pourtant si réduite que nous avons exposée ? [un repas et deux collations] Ne voyons-nous pas chaque année les Pasteurs des Églises publier des dispenses générales toujours plus étendues, et en même temps le nombre de ceux qui s’astreignent à ne pas dépasser ces dispenses diminuer de jour en jour ? » (Dom Guéranger, L’année liturgique, Le Carême, 24ème édition, 1924, p. 12).

Au XXème siècle, le jeûne du Carême a quasiment disparu : bien qu’encore assez présent en Orient chez nos frères orthodoxes, il semble réservé aux seuls moines et religieux. Mais il revient en force ces dernières décennies !

La Parole du jour

« A aucune époque la vraie pénitence ne peut faire abstraction d’une ascèse également physique. Tout notre être, en effet, corps et âme (…) doit participer activement à l’acte religieux par lequel la créature reconnaît la sainteté et la majesté de Dieu » (saint Paul VI, constitution apostolique Paenitemini, 1966).

Entre nous

Nous lançons une petite enquête missionnaire ! Arrivez-vous, avec simplicité et modestie, à parler du jeûne du Carême ? Comment réagit votre entourage ? Famille, amis, collaborateurs, collègues.... dites-nous ! Donnez-nous vos bonnes recettes (si vous en avez et si vous le désirez), en envoyant un message à accompagnement@careme2020.fr ; nous les partagerons !

A demain, jeudi, pour d'autres nouvelles.