Carême 2020 : notre lettre de liaison n°40
rameaux

Dimanche des Rameaux

Chers amis,

A deux mille ans de distance, Jésus nous convie à vivre avec lui une semaine qui est au coeur de notre foi. Comment allons-nous vivre ces journées ? Comme un historien, comme un philosophe ou bien comme un croyant ? En spectateur ou en acteur ? Ce petit examen de conscience, que je me fais à moi-même, est surtout prétexte à une petite résolution que nous pourrions prendre : vivre cette semaine le plus intensément possible. Le Christianisme n’est pas quelque chose, c’est quelqu’un. Cette semaine, vais-je la vivre comme un reportage historique ou comme une communion avec celui qui me donne ma vie d’enfant de Dieu ? Seigneur, fais que nous vivions de toi afin de rayonner de toi !
P. Pierre AMAR

Sagesse chrétienne

« Ne nous y trompons pas : la foule qui acclame Jésus le dimanche des Rameaux est aussi celle qui hurlera "Crucifie-le", vendredi prochain. Croyez-vous qu'en cinq jours, les habitants de Jérusalem ont changé ? Non, ce sont sont les mêmes ! Mais le coeur de l'homme est versatile, changeant et si capricieux. Alors qu'on racontait l'épisode de la passion du Christ à Clovis, jeune catéchumène, le roi des Francs s'écria : "Que n'avais-je été là avec mes francs !". Mais saint Rémi lui répondit avec sagesse et réalisme : "Vous auriez fait comme tout le monde : vous auriez crié à mort". Le drame de l'humanité est tout entier contenu dans la liturgie des Rameaux, le seul dimanche de l'année où l'Eglise nous propose d'écouter deux évangiles : celui de l'entrée solennelle de Jésus dans Jérusalem et celui de la passion. Il nous permet de poser la seule question qui vaille : mais qui donc est responsable de tout cela ? Il n'y a qu'une réponse : nous, nous tous. Tous les péchés et tous les crimes que les hommes ont commis depuis le commencement du monde jusqu’à ce jour, ceux qu’ils commettront encore jusqu’à la consommation des siècles […]. Les pécheurs eux-mêmes furent les auteurs et comme les instruments de toutes les peines que Jésus endura. On comprend mieux ce qu'écrivait Isaïe : "C’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris" (Isaïe 53, 5). Bref, c'est à cause de moi mais c'est aussi pour moi qu’il a souffert » (auteur inconnu, trouvé sur Internet).

La Parole du jour

« Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (extrait de l'évangile du jour).

Entre nous

Petite pause musicale pour nous introduire à cette semaine (cliquer sur le lien). Bien sûr, comme c'est dimanche, nous ne jeûnons pas.