Carême 2020 : notre lettre de liaison n°9
coucher

Jeudi de la 1ère semaine de Carême

Bonjour à tous !

Il fut un temps peu éloigné où, pendant les quarante jours qui précédaient Pâques, les cinémas et les théâtres fermaient, faute de clients… Le mardi gras et le carnaval étaient des moments d'autant plus festifs !
Les quarante jours du carême sont en effet un moment où il faut se priver de plein de bonnes choses : le chocolat est la pénitence classique, la privation d'Internet est apparue, 21ème siècle oblige, la fermeture du meuble télé permet quant à elle un jeûne… cathodique. Et arrêter de fumer reste certainement la pénitence la plus difficile.
Nous avons fait le choix d'un jeûne alimentaire de longue durée mais rien n'empêche d'y ajouter les points évoqués plus haut ! Par exemple, à la place de la télévision, si vous ouvriez un livre ?

P. Pierre AMAR

Des saints en pénitence

"Pénitence" : pour beaucoup d'entre nous, le mot n'est pas très habituel. Il se résume généralement en un petit effort, en réparation des péchés pardonnés... et que le prêtre oublie généralement de demander à l'issue de la confession ! Pourtant, à Lourdes en 1858, la Vierge Marie a répété par trois fois cet appel : "Pénitence !". Après une semaine de considérations historiques, nous débutons aujourd'hui cette nouvelle rubrique qui sera remplie d'anecdotes et de fioretti de la vie des saints.
Nous relèverons ce paradoxe : alors qu'ils pèchent certainement moins que d'autres, ils ont une conscience plus aiguë du péché et souhaitent régulièrement faire pénitence. Le jeûne est alors un moyen auquel ils ont souvent recours.

La Parole du jour

« Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la grâce de Dieu ; c’est là qu’on se vide, qu’on chasse de soi tout ce qui n’est pas Dieu et qu’on vide complètement cette petite maison de notre âme pour laisser toute la place à Dieu seul. C’est un temps de grâce, c’est une période par laquelle toute âme qui veut porter des fruits doit nécessairement passer. Il lui faut ce silence, ce recueillement, cet oubli de tout le créé, au milieu desquels Dieu établit son règne et forme en elle l’esprit intérieur (...). Notre Seigneur n’en n’avait pas besoin mais il a voulu nous donner l’exemple ». (Bienheureux Charles de Foucauld, Lettre au père Jérôme du 19 mai 1898, Œuvres spirituelles, Seuil, p. 765).

Entre nous

En nous désencombrant de nous-mêmes, nous vivons une expérience très instructive. Car, très vite, une interrogation apparaît : ma vie ne vaut-elle pas plus que ce que je consomme ? Voilà une question qui a la saveur d'un slogan alter-mondialiste, vous ne trouvez pas ?

A demain, vendredi, pour d'autres nouvelles.